Entrepreneuriat des jeunes : le FPI veut relier formation et financement en RDC

Depuis Lubumbashi, le Fonds de Promotion de l’Industrie défend une nouvelle approche. Pour son DGA Blaise Mastaky, un diplôme sans accès au financement ne suffit plus à créer de l’emploi.
Le FPI revoit sa stratégie pour l’emploi des jeunes. En mission de supervision à Lubumbashi, au Haut-Katanga, le Directeur général adjoint Blaise Mastaky a présenté les priorités. Le constat : former est nécessaire, mais sans solution de financement derrière, les jeunes diplômés peinent à lancer leurs projets.
L’institution mise désormais sur des formations pratiques, tournées vers l’innovation et l’entrepreneuriat. L’objectif est d’adapter les compétences aux besoins réels des industries locales, pour que les jeunes formés soient directement employables ou capables de créer leur activité.
Le blocage actuel, selon le FPI, se situe au niveau du financement.
« Il faut créer un pont entre les acquis académiques et les opportunités de financement », a déclaré Blaise Mastaky. Résultat : des profils qualifiés mais sans capital pour démarrer.
Pour corriger cela, le FPI travaille sur un mécanisme financier national. Il ciblera en priorité les étudiants et jeunes diplômés porteurs de projets innovants, avec des conditions plus flexibles que celles des banques classiques. Un accompagnement est aussi prévu pour aider à structurer les projets et augmenter leurs chances de succès.
Les universités et centres de formation joueront un rôle clé. Le FPI compte renforcer ses partenariats avec eux pour créer un parcours complet : formation, incubation, puis financement.
L’ambition affichée : transformer les compétences des jeunes en emplois et en croissance industrielle. En liant directement la formation à l’accès au crédit, le FPI veut bâtir un modèle plus efficace et plus inclusif.
Par Marcel KILOMBO
Mise à jour associée
