Bénie Mbombo : Avec SHE WORKS DRC, elle apprend aux femmes à gagner leur propre argent

Lauréate du Festival des Entrepreneurs, Bénie Mbombo, étudiante en médecine à l’UPC, ne veut pas attendre son diplôme pour changer des vies. Avec SHE WORKS DRC, elle forme des femmes à l’entrepreneuriat, produit des jus naturels et de la pâtisserie, et vend en ligne. Objectif : sortir les femmes de la dépendance et leur prouver qu’elles peuvent créer leurs propres revenus dès aujourd’hui.
Rencontrée à Kinshasa, Bénie Mbombo se confie sur son parcours atypique, les coulisses de SHE WORKS DRC et sa vision pour l’autonomisation des femmes congolaises.
Bénie, présentez-vous et SHE WORKS à nos lecteurs ?
Je suis Bénie Mbombo, étudiante en médecine et CEO de l’entreprise SHE WORKS DRC.
SHE WORKS DRC veut tout simplement dire : "Elle travaille". L’initiative vise à encourager l’autonomisation de la femme : pousser la femme à entreprendre, à ouvrir un business. Ceci pour ôter de la tête de la femme l’idée selon laquelle, pour être stable, il faut épouser un homme riche. Nous travaillons donc non seulement sur le changement de mentalité des femmes, mais aussi sur le côté pratique en offrant des opportunités d’ouvrir un business.
Comment vous répartissez-vous entre les études, les ventes en ligne et les formations que vous donnez ? C’est quoi le pont entre les deux ?
Déjà, je suis étudiante en médecine, je peux vous assurer que c’est vraiment chaud. Mais les ventes en ligne, j’ai commencé ça depuis longtemps. J’ai commencé à faire ça uniquement à la fac, maintenant je reçois des commandes de l’extérieur qui nécessitent des livraisons. J’avoue qu’au début c’était un peu compliqué, mais maintenant j’ai une équipe qui m’aide lorsque je suis indisponible. J’ai des personnes sûres qui peuvent effectuer certaines tâches à ma place.
Vente en ligne, formations gratuites, pâtisserie/jus naturels. Pourquoi aller dans plusieurs sens plutôt que de vous concentrer sur une seule chose ?
Je n’ai pas voulu me cantonner à une seule chose. Il fallait varier les domaines pour aider les femmes à s’adapter aux secteurs qui leur conviennent. Et puis tout n’arrive pas au même moment. Nous planifions de sorte que chaque chose se passe à un temps précis.
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Au dernier Festival des Entrepreneurs, vous avez gagné un prix. Ça représente quoi pour vous ? Comment évoluent les démarches de formalisation de votre entreprise ?
Ce prix est important parce qu’il m’a permis d’être visible, de faire connaître mon projet, mais surtout il m’a permis d’obtenir une légalisation dont les démarches sont presque terminées. Nous avons signé un contrat le mardi dernier, on attend la suite.
Former gratuitement, c’est beau, mais ça coûte cher en temps/argent. Quelles ont été les plus grandes difficultés que vous avez rencontrées depuis que SHE WORKS DRC existe ?
Déjà, jusqu’à présent, nous formons plus les gens de notre entourage. D’ici le mois d’août, nous allons lancer une formation ouverte. Nous verrons comment surmonter les difficultés.
Une femme étudiante comme vous, ou une maman au marché, qui se dit que l’entrepreneuriat ce n’est pas pour elle, Bénie lui dirait quoi pour qu’elle se lève et commence aujourd’hui ?
Ce que je lui dirai, c’est qu’être pauvre, en tout cas, ce n’est pas une bonne chose. Pour bien vivre dans ce monde, il faut avoir les moyens. Et pour avoir les moyens, il faut travailler. Comme la Bible le dit : "l’homme mangera à la sueur de son front". Alors, pour se payer un certain luxe, il faut aussi avoir ses propres revenus, son propre argent. Comme moi aujourd’hui, il y a certaines choses que je fais sans recourir à mes parents malgré le fait que je sois encore étudiante. Je lui dirai tout simplement que si elle veut avoir une indépendance financière, elle doit absolument commencer à penser à entreprendre. C’est seulement de cette façon qu’elle pourra être stable financièrement.
Comment peut-on entrer en contact pour d’éventuels partenariats, achats ou formations ?
Nous sommes disponibles via WhatsApp au +243 851 967 635.
Pour les formations, nous reviendrons pour communiquer afin qu’il y ait une plus grande participation.
Marcel Kilombo
Mise à jour associée
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